Je vais perdre 24H de ma vie dans des avions ou des aéroport et je reviens.
mardi 21 décembre 2010
jeudi 16 décembre 2010
Meanwhile in Cville

Je suis enfin en vacance. On aurait pu penser que cette bonne nouvelle allait mettre fin à mon état de loque humain/exams week. Que Nenni. Malgré quelques tentatives maladroites pour reprendre forme humaine, je passe le plus clair de mon temps à zoner sur internet, en pyjama dans mon lit, à me gausser comme une débile devant des pages et des pages de demotivational posters. Les rares personnes pouvant me sauver de ce destin néfaste se font la malle graduellement. Je reverrai probablement jamais la mouille de certains d'entre eux. Il neige enfin comme il faut, et j'ai passé tellement de temps à m'ennuyer à ne rien faire que je n'ai toujours pas vu ça sans avoir une fenêtre grillagée qui me bouche la vue. Ça va faire bientôt deux semaines que mon rideau est pété et que je ne peux pas voir la lumière du jour par ma fenêtre. Je risque la claustrophobie à tout moment, et ça ne va pas s'arranger dans les quelques jours à venir. C'est quand l'endroit se déserte qu'on se dit qu'avoir des gens, même parfois des gros cons, c'est pas si mal en fait, ça met de l'animation. Bref, entre les insomnies et les cauchemars, j'ai un peu l'impression de régresser, de perdre un peu tout ce qui a changé, pour en revenir au stade L2 fac en grève isolation sociale et compagnie. Je vais donc de ce pas aller m'habiller, faire une boule de neige, la balancer sur le premier IRCier venu, réveiller Sophie pour aller faire du shopping avec les sous que je n'ai plus à Fashion Square, et bouffer une dernière fois avec mes potes Égyptiens.
mardi 7 décembre 2010
Harvard is overated.
Parce qu'une fois n'est pas coutume, je me retrouve a blablater du fait que je ne fais que blablater alors que je devrais bosser sur mes jolies dissertes et mes nice exams.
Sauf que:
-Si mes parents avaient eu la thune, j'aurais choisi Brown plutôt qu'Harvard, et j'aurais vraiment hésité pour Yale.
-Ma colloc déconnait pas quand elle disait que le froid arrive rapidement à UVA. Je me suis mise a cailler ma race en moins de deux jours.
-Une special edition de Ghost World, d'occase à $10, ça ne se laisse pas trainer au sous sol d'un vieux bookstore, ça s'emmène avec soi pour le laisser trainer sur son bureau faute de temps pour le lire.
-Maxime Nucci est moche (Soeur, si tu me lis, tu me dois une bouteille de champ).
-Le dernier Harry Potter est pas si mal.
-J'ai enfin pu me faire Scott Pilgrim en streaming, ET C'ÉTAIT BIEN.
-Les gens arrêtent pas de me traiter de geek.
-Mon TA qui fait une thèse sur Aimé Césaire a eu un bébé.
-Blair and Dan?? Pitié scénaristes surpayés de Gossip Girl, ne faites pas cette grossière erreur, prenez exemple sur Robin and Barney: ce genre de connerie ne marche pas!
-Je ne verrais pas la statue de la liberté avant 2011, mais je m'en fous, j'ai conduit dans le Bronx.
-To be or not to be, that is not the question. Alderman or Clemons? is.
-Je prépare déjà mentalement mes valises.
Sauf que:
-Si mes parents avaient eu la thune, j'aurais choisi Brown plutôt qu'Harvard, et j'aurais vraiment hésité pour Yale.
-Ma colloc déconnait pas quand elle disait que le froid arrive rapidement à UVA. Je me suis mise a cailler ma race en moins de deux jours.
-Une special edition de Ghost World, d'occase à $10, ça ne se laisse pas trainer au sous sol d'un vieux bookstore, ça s'emmène avec soi pour le laisser trainer sur son bureau faute de temps pour le lire.
-Maxime Nucci est moche (Soeur, si tu me lis, tu me dois une bouteille de champ).
-Le dernier Harry Potter est pas si mal.
-J'ai enfin pu me faire Scott Pilgrim en streaming, ET C'ÉTAIT BIEN.
-Les gens arrêtent pas de me traiter de geek.
-Mon TA qui fait une thèse sur Aimé Césaire a eu un bébé.
-Blair and Dan?? Pitié scénaristes surpayés de Gossip Girl, ne faites pas cette grossière erreur, prenez exemple sur Robin and Barney: ce genre de connerie ne marche pas!
-Je ne verrais pas la statue de la liberté avant 2011, mais je m'en fous, j'ai conduit dans le Bronx.
-To be or not to be, that is not the question. Alderman or Clemons? is.
-Je prépare déjà mentalement mes valises.
lundi 15 novembre 2010
The conquest of cool
C'est presque 11H, et mon café matinal ne fait aucun effet. La grande mode des coffee shops, ici, c'est de vendre des croissants. Premier truc chiant: comme si j'étais aux US pour bouffer des croissants. Deuxième truc chiant: comment on prononce croissant en anglais? Hein? J'ai testé différentes façons, et c'est toujours incompréhensible. Alors je finis toujours par le dire en français, comme une conne, et c'est encore pire. Dernier truc chiant: ils sont degueux. Sérieusement mauvais. Pire que les pasquiers qu'on achète par paquets de 20. Pire que tout. Et puis sans compter les petites horreurs qui feraient pleurer tout boulanger, comme le "chocolate croissant" qui en plus d'être mauvais, n'a ni le gout du croissant, ni la forme. Un vague paint au chocolat moisi.
Voila, c'était ma minute cocorico.
mercredi 3 novembre 2010
"People are strange"
Halloween m'a tuée.
Halloween m'a transformée en punk et en coccinelle.
J'ai pu avoir un anneau dans le nez et des ailes.
J'ai vu des choses étranges, des gens bizarres, et pas beaucoup mon lit.
C 'était du froid, de la sueur et beaucoup de bières.
Il va bien me falloir quelques semaines pour m'en remettre, à coup de café et de reste de pumpkin cake.
Halloween m'a transformée en punk et en coccinelle.
J'ai pu avoir un anneau dans le nez et des ailes.
J'ai vu des choses étranges, des gens bizarres, et pas beaucoup mon lit.
C 'était du froid, de la sueur et beaucoup de bières.
Il va bien me falloir quelques semaines pour m'en remettre, à coup de café et de reste de pumpkin cake.
jeudi 21 octobre 2010
Use somebody.
Ici la moyenne n'est pas a 50/100, mais à 70. Va falloir qu'on m'explique un jour. Pour moi la moyenne, c'est tout con, c'est le milieu. Cela dit, entre bagels et bols de riz, de toute façon, ma vie n'étais déjà pas franchement équilibrée. Mais je m'égare.
Le pire dans tout ça, c'est que j'ai probablement des tas de trucs plus ou moins intéressants à raconter mais je préfère tourner autour du pot, remettre à plus tard et finalement, parler pour ne rien dire. Mais ça me fait pas que ça sur le net hein, aussi dans la vraie vie.
Parlons en de cette connerie. J'ai eu une conversation passionnante hier à propos de ça avec un pote. En fait, c'est parti d'un américain qui nous demandait en passant ce qu'il se passait à Lyon, si c'était autant la merde que ça en avait l'air. On l'a un peu sermonné, te fie pas trop aux médias et bla bla bla, et puis finalement on s'est posé, on a parlé une bonne heure de beaucoup de ça et d'un peu de tout, et on est arrivé à la conclusion que c'est bien beau les idéaux, mais que la vie, c'est quand même surtout des compromis, du pragmatisme et tout ces trucs d'adultes bien chiants.
C'était un peu triste comme conversation.
Le pire dans tout ça, c'est que j'ai probablement des tas de trucs plus ou moins intéressants à raconter mais je préfère tourner autour du pot, remettre à plus tard et finalement, parler pour ne rien dire. Mais ça me fait pas que ça sur le net hein, aussi dans la vraie vie.
Parlons en de cette connerie. J'ai eu une conversation passionnante hier à propos de ça avec un pote. En fait, c'est parti d'un américain qui nous demandait en passant ce qu'il se passait à Lyon, si c'était autant la merde que ça en avait l'air. On l'a un peu sermonné, te fie pas trop aux médias et bla bla bla, et puis finalement on s'est posé, on a parlé une bonne heure de beaucoup de ça et d'un peu de tout, et on est arrivé à la conclusion que c'est bien beau les idéaux, mais que la vie, c'est quand même surtout des compromis, du pragmatisme et tout ces trucs d'adultes bien chiants.
C'était un peu triste comme conversation.
mardi 12 octobre 2010
Meeting time (private joke)

Oh, tiens, pourquoi ne pas faire une note de blog, alors que je devrais suer sang et eau sur des fiches de socio (qu'une âme charitable a bien voulu me céder), ou sur ma disserte pour lundi. Ou sur mes lectures pour demain. Comme quoi, Etats-Unis ou pas, le mot d'ordre reste la PROCRASTINATION. Mais je ne suis pas la pour ça. Non. Je suis la pour rajouter un état à ma petite check list. Ce qui monte le total à deux, parce que Washington DC, désolée, c'est pas un état, c'est un district, faut pas déconner. La Caroline du Nord donc. L'océan, les mouettes, le sable, les crabes. Et au passage l'Amérique bien profonde, hooters et les monster trucks. Ensuite un brin d'histoire, Jamestown et Williamsburgh, les deux colonies. Regardez Pocahontas ou le Nouveau Monde, ça donne une bonne idée du décors. Imaginez moi au milieu, au volant d'une voiture automatique rouge, et vous y êtes. Et pour conclure en beauté cet article désordonné, une photo de ma gueule en mode "je-joue-de-plus-en-plus-les-hipsters-ça-commence-à-m'inquiéter" ou "urban-outfitter-aura-la-peau-de-mon-portefeuille". Les photo dudits week end mentionné ci dessus suivront un jour peut être quand j'aurais le temps/plus d'exams/la motive. Et puis au passage j'essayerai de mettre à jour ici plus souvent et de gagner un ou deux nobels.
samedi 25 septembre 2010
"It's been a hard day's night"
J'ai un cours sur l'histoire du rock. Je répète: j'ai un cours sur L'HISTOIRE DU ROCK! Je rajouterai bien un petit mother fucker, mais ça risquerait d'être vulgaire. J'ai eu un B+ à mon premier essai. J'ai très peur pour le second, qui portait sur mon cours de linguistique. Déjà que la linguistique à la base, c'est chaud. Sinon, un gens dudit cours pensait qu'on parlait anglais en France. C'est bien connu. Et même si mon prof de poésie est un gros con pas sympa (célèbre, cela dit), j'aime Emily Dickinson. Et les soirée à l'arrache entre mecs. (Dude)
Je planche pour trouver des choses intéressantes à dire, mais dans le doute, je vais citer Rob Sheffield qui dit que l'amour est une mix tape. Et il a vachement raison. Allez, paca, comme on dit chez les russes.
dimanche 5 septembre 2010
Bad beers and good jokes.
Déjà, pour commencer, comme préambule ultime: les frat parties, c'est de la daubasse! Une bande de mec à moitié bourrés, souvent vêtus de façon ridicule se prennent pour des videurs de boîte et décident de qui va pouvoir entrer dans leurs fêtes pourries, ou le seul truc que tu peux trouver à boire c'est de la mauvaise bière, ou les filles ont toute 17 ans, et sont au mieux sapées comme des pouffiasses, au pire ne portent pas de vêtements et sont couvertes de boue, ou les mecs sont des beaufs en sandales, et ou la musique est franchement pas top. Je m'arrête la, le traumatisme subit est trop frais, toutes les plaies ne sont pas encore guéries.
Sinon, le mieux, ça reste quand même de boire quelques bières dans la chambre d'un pote, puis d'aller à la recherche d'un bar, de chanter joyeux anniversaire dans toutes les langues en plein milieu de la rue, de réussir à faire entrer TOUT le monde dans ledit bar (surtout ceux qui n'ont pas 21 ans) à coup de passages de cartes d'identité internationales, de fake ID et de beaucoup d'aller-retours louches. Puis de finir la soirée près de son dorm avec quelques bières (encore), du pain de mie et du beurre de cacahuètes, à se raconter des blagues traduites dans un anglais un peu approximatif, mais qui conduisent à des fous rires assez communicatifs. Et vu que je suis une geek, une fois rentrée dans ma chambre, je mate quelques épisodes de ça.
Il y' a une tradition marrante à Charlottesville. Sur the Lawn, un espèce de grand couloir d'herbe a ciel ouvert, entourés de colonne et surplombé par the Rotunda, les gens suffisamment bourrés pour perdre toute pudeur sont sensés virer leur fringues, se taper un sprint et aller embrasser les fesses de la statue de Jefferson après en avoir fait trois fois le tour, puis revenir frapper à la porte de the Rotunda pour souhaiter une bonne nuit au même bonhomme.
(Ma colloc l'a fait, c'est une dingue!)
Sinon, le mieux, ça reste quand même de boire quelques bières dans la chambre d'un pote, puis d'aller à la recherche d'un bar, de chanter joyeux anniversaire dans toutes les langues en plein milieu de la rue, de réussir à faire entrer TOUT le monde dans ledit bar (surtout ceux qui n'ont pas 21 ans) à coup de passages de cartes d'identité internationales, de fake ID et de beaucoup d'aller-retours louches. Puis de finir la soirée près de son dorm avec quelques bières (encore), du pain de mie et du beurre de cacahuètes, à se raconter des blagues traduites dans un anglais un peu approximatif, mais qui conduisent à des fous rires assez communicatifs. Et vu que je suis une geek, une fois rentrée dans ma chambre, je mate quelques épisodes de ça.
Il y' a une tradition marrante à Charlottesville. Sur the Lawn, un espèce de grand couloir d'herbe a ciel ouvert, entourés de colonne et surplombé par the Rotunda, les gens suffisamment bourrés pour perdre toute pudeur sont sensés virer leur fringues, se taper un sprint et aller embrasser les fesses de la statue de Jefferson après en avoir fait trois fois le tour, puis revenir frapper à la porte de the Rotunda pour souhaiter une bonne nuit au même bonhomme.
(Ma colloc l'a fait, c'est une dingue!)
mardi 24 août 2010
America or something
Je devrais dormir. Le jet lag, tout ça.
En fait ici, c'est pas les Etat-Unis, mais plutôt des bouts de Suède et d'Italie, des assistantes de français dans les ascenseurs avec qui échanger des bon plans, des présidents taillés dans la roche ou dessinés sur des billets verts, des U, des V, des A à la pelle mais surtout en bleu et orange. Le orange c'est pour voir les joueurs, même recouverts de boue. Alors j'écoute ça avec un sourire béat. J'enchaine les tuiles mais rien n'y fait, je suis bien contente d'être là, à jouer aux cowboys aux indiens.
lundi 19 juillet 2010
Ow shit.

Bon, ça déconne plus. Je mets les voiles dans moins d'un mois. Ma chambre suinte toujours le bordel, mon chat est plus accro que jamais et il me reste une bonne dizaine de DVDs jamais visionnés.
Penser au 18 aout, ça me donne pas de la joie de partout, comme il faudrait, mais des gros élans de flippe. Je vais partir à l'aube. Et quand je dis aube, c'est l'avion qui décolle à 6h, donc mon réveil branché à au moins 4h, si j'ai eu la chance de pouvoir fermer l'œil. S'ensuit 5h à attendre dans un aéroport allemand (je crois que les possibilités de fun dans un aéroport sont vachement limitées) pour ensuite me taper je ne sais combien d'heures de vol, parce qu'avec le décalage horaire ça complique tout, dans un espèce de truc en métal clos (claustrophobie mon amour) qui peut quand même se péter la gueule, ou exploser des immeubles, selon l'envie, pour atterrir en territoire inconnu. Pour encore attendre, pour encore prendre l'avion, pour enfin arriver.
J'ose même pas imaginer. Je me prépare au pire.
Mais je crois que ce qui va se passer, c'est que je serais tellement naze et tellement à l'ouest (litt. & fig.) que je vais même pas réaliser et que je vais foirer mon entrée.
Penser au 18 aout, ça me donne pas de la joie de partout, comme il faudrait, mais des gros élans de flippe. Je vais partir à l'aube. Et quand je dis aube, c'est l'avion qui décolle à 6h, donc mon réveil branché à au moins 4h, si j'ai eu la chance de pouvoir fermer l'œil. S'ensuit 5h à attendre dans un aéroport allemand (je crois que les possibilités de fun dans un aéroport sont vachement limitées) pour ensuite me taper je ne sais combien d'heures de vol, parce qu'avec le décalage horaire ça complique tout, dans un espèce de truc en métal clos (claustrophobie mon amour) qui peut quand même se péter la gueule, ou exploser des immeubles, selon l'envie, pour atterrir en territoire inconnu. Pour encore attendre, pour encore prendre l'avion, pour enfin arriver.
J'ose même pas imaginer. Je me prépare au pire.
Mais je crois que ce qui va se passer, c'est que je serais tellement naze et tellement à l'ouest (litt. & fig.) que je vais même pas réaliser et que je vais foirer mon entrée.
vendredi 9 juillet 2010
Fragment (Part II)
Moi, tout ce que j'avais, c'était une âme en miette et des yeux gris. Elle m'a choisi un matin d'hiver, elle me l'a dit, elle s'est approchée dans la grisaille, dans son long manteau, et elle l'a chuchoté sur mes lèvres imbibées de fumée. Elle a jeté ma cigarette et m'a embrassé.
Je ne savais pas encore que son nom deviendrait le plus beau du monde, qu'elle s'évanouirait un jour et que je vivrais pour son souvenir.
Elle tremblait dans mes bras, nos langues toujours emmêlées, elle s'est excusée et je l'ai entrainée dans un bistrot. Chloé. Elle voulait un verre d'eau, j'ai insisté pour lui offrir un café, qu'elle a bu sans grimacer, elle m'a avoué plus tard en riant qu'elle détestait ça. On s'est regardés, son sourire en coin et ma mine perdue. Elle m'a demandé ce que je faisais, sur ce banc tous les matins, n'ayant l'air d'attendre rien ni personne, toujours sur le fil. Elle s'était assise à côté de moi un jour, elle m'avait fixé, la tête penchée, pendant quelques minutes.
Je ne l'avais pas remarqué, ce qui me parait incroyable. Qui pouvait la rater. Elle irradiait, sa bouche délicate, ses cheveux d'ébène, la courbe de ses boucles, et la courbe de ses hanches, elle me coupait le souffle ou alors c'était le gout de sa bouche, qui devenait déjà une drogue dure. J'aimais l'embrasser, plus que lui faire l'amour, plus que la regarder, peut être même plus que l'entendre rire.
Ça n'a duré qu'une poignée de mois, je parlais peu mais je ne trichais pas, elle ne me demandait rien alors que je lui aurais tout donné. Une nuit elle m'a dit qu'elle me quittais. Je l'ai embrassée une dernière fois.

Je ne savais pas encore que son nom deviendrait le plus beau du monde, qu'elle s'évanouirait un jour et que je vivrais pour son souvenir.
Elle tremblait dans mes bras, nos langues toujours emmêlées, elle s'est excusée et je l'ai entrainée dans un bistrot. Chloé. Elle voulait un verre d'eau, j'ai insisté pour lui offrir un café, qu'elle a bu sans grimacer, elle m'a avoué plus tard en riant qu'elle détestait ça. On s'est regardés, son sourire en coin et ma mine perdue. Elle m'a demandé ce que je faisais, sur ce banc tous les matins, n'ayant l'air d'attendre rien ni personne, toujours sur le fil. Elle s'était assise à côté de moi un jour, elle m'avait fixé, la tête penchée, pendant quelques minutes.
Je ne l'avais pas remarqué, ce qui me parait incroyable. Qui pouvait la rater. Elle irradiait, sa bouche délicate, ses cheveux d'ébène, la courbe de ses boucles, et la courbe de ses hanches, elle me coupait le souffle ou alors c'était le gout de sa bouche, qui devenait déjà une drogue dure. J'aimais l'embrasser, plus que lui faire l'amour, plus que la regarder, peut être même plus que l'entendre rire.
Ça n'a duré qu'une poignée de mois, je parlais peu mais je ne trichais pas, elle ne me demandait rien alors que je lui aurais tout donné. Une nuit elle m'a dit qu'elle me quittais. Je l'ai embrassée une dernière fois.

Fragment (Part I)

(Je fais du recyclage de truc genre nouvellettes que j'avais écrit il y a plus ou moins longtemps, histoire de meubler avant d'avoir de vrais trucs à raconter.)
Il était assis au bar, avachit sur le comptoir. Je l’ai reconnu grâce à ses vêtements. Sans eux, qui m’étaient déjà si familiers, ça aurait pu être n’importe qui. J’aurais aimé m’approcher les yeux fermés, serrés bien forts, pour ne pas voir la main crispé sur le verre, le visage ravagé par une stupeur qui donne le vertige. Mais je ne pouvais pas. Pour toutes les fois ou il m’avait regardée sans tricher, je lui devais bien ça, surtout aujourd’hui, de le regarder tout entier, bien en face, d’être assez solide, d’encaisser pour lui. Je me suis assise sur le tabouret voisin, j’ai posé ma main sur son avant bras. Il a semblé revenir à lui, a vidé son verre, puis tourné sa tête pour croiser mon regard déterminé. J’ai vu ses yeux chanceler, réaliser, s’embuer. Je savais qu’il n’y avait rien à dire, que tout paraîtrait fade, creux, que les mots ancreraient son drame dans le réel, qu’il avait encore le droit de se laisser submerger, que personne, en ce moment précis, n’exigerait rien de lui. Alors je lui ai tendu mes bras.
mercredi 3 février 2010
L'échappée belle

Je m'y fait. J'y viens, j'y pense, je commence, je prépare, je projette.
Petit à petit. J'ignore ou ça mènera, je sais pas tout ça, j'imagine rien, pour ne pas faner la réalité, pour une fois.
Ca sera petit et perdu, c'est pas plus mal, la ville me donne le vertige en ce moment.
J'écoute des chansons tristes, je sais pas trop pourquoi, j'écris sur du vide, la encore je ne vois pas bien, pourtant.
Le chat qui gratte les couvertures, fait son nid, dans ma tanière.
J'aime bien regarder la télé avec mon frère. J'arrive à rigoler devant lui, sans me sentir trop conne.
Retournement de situation.
J'ai toujours l'impression d'être en retard.
Petit à petit. J'ignore ou ça mènera, je sais pas tout ça, j'imagine rien, pour ne pas faner la réalité, pour une fois.
Ca sera petit et perdu, c'est pas plus mal, la ville me donne le vertige en ce moment.
J'écoute des chansons tristes, je sais pas trop pourquoi, j'écris sur du vide, la encore je ne vois pas bien, pourtant.
Le chat qui gratte les couvertures, fait son nid, dans ma tanière.
J'aime bien regarder la télé avec mon frère. J'arrive à rigoler devant lui, sans me sentir trop conne.
Retournement de situation.
J'ai toujours l'impression d'être en retard.
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